Sur un chantier de réhabilitation rue de Romainville, les fouilles révélaient une argile brune qui changeait de consistance selon la météo. Le maître d'ouvrage voyait déjà les fissures apparaître sur son voisin. À Montreuil, commune de Seine-Saint-Denis où les limons des plateaux dominent, ce genre de mauvaise surprise est plus fréquent qu'on ne le croit. La solution n'est pas de couler plus de béton, mais de comprendre le comportement du sol avant de dimensionner. C'est précisément ce qu'apportent les limites d'Atterberg : un diagnostic de la plasticité du terrain, avec des seuils chiffrés qui déterminent si un sol va gonfler en hiver ou se rétracter en période de canicule. Avant d'engager des travaux, on recommande souvent de coupler cette analyse avec un essai de granulométrie pour connaître la proportion exacte d'argile, ou de vérifier la portance avec un essai Proctor si le terrassement doit supporter des charges de remblai.
Un indice de plasticité supérieur à 25 % sur les limons de Montreuil exige presque toujours une adaptation du système de fondation.
