Une aiguille vibrante de plusieurs mètres de long, un moteur puissant qui la fait osciller à 30 ou 50 Hz, et un mât de battage qui guide sa descente mètre par mètre : voilà l’outil central quand on parle de conception de vibrocompactage à Montreuil. Ici, dans cette cité médiévale perchée sur les coteaux crayeux du Pas-de-Calais, le sous-sol raconte une histoire géologique capricieuse où les alluvions de la Canche côtoient des poches de sables lâches. En pratique, nous dimensionnons chaque maille de compactage en fonction des profondeurs à traiter — parfois jusqu’à 15 ou 18 mètres — et du fuseau granulométrique rencontré dans les sondages. La méthode repose sur la réorganisation forcée des grains par vibration, avec un ajout contrôlé de matériau d’apport quand le tassement l’exige. Travailler en centre-ville de Montreuil, à proximité des remparts classés, impose des contraintes de nuisance vibratoire qu’il faut modéliser avant le chantier. C’est un équilibre constant entre performance technique et respect du bâti ancien.
À Montreuil, la densification par vibrocompactage transforme des sables lâches d’origine alluviale en une assise capable de reprendre 200 kPa sans tassement excessif.
