Le train de tiges du pénétromètre SPT descend dans le forage à 1,5 mètre sous la surface, dans les alluvions de la plaine de Montreuil. Le marteau de 63,5 kg est libéré en chute libre sur une hauteur de 76 cm, frappant la tête de battage à cadence régulière. Nous comptons les coups par tranche de 15 cm — c'est le N-SPT, l'indice qui fera parler le sol. À chaque remontée de l'échantillonneur fendu, l'équipe technique récupère une carotte remaniée dans les tubes capteurs, et la consigne immédiatement en sac étanche pour éviter toute perte d'humidité. Dans une ville comme Montreuil, où les limons et marnes du Ludien côtoient des remblais historiques parfois hétérogènes sur le plateau, la répétabilité du protocole SPT est capitale. Nous réalisons l'essai tous les 1,5 mètres dans les sondages carottés, souvent en complément d'un essai CPT pour corréler la résistance de pointe avec le nombre de coups, ou d'une analyse granulométrique pour caractériser les horizons sableux rencontrés.
Un N-SPT bien mesuré évite de surdimensionner les pieux de 30 % : c'est une économie directe pour le maître d'ouvrage.
